Monikondee
Réalisation : Lonnie van Brummelen, Siebren de Haan, Tolin Erwin Alexander
Type de film : Documentaire
Pays : Surinam, Pays-Bas
Année : 2025
Durée : 99 mn
Version : VOST
Mardi 23 juin à 20:00 à Borderouge.
Séance unique suivie d’un débat avec des membres de l’Atécopol qui ont travaillé en Guyane.
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Un homme livre avec son bateau des marchandises aux communautés indigènes et marronnes le long du fleuve Maroni, qui sépare le Suriname de la Guyane française. Son voyage offre un aperçu du défi que représente le maintien des coutumes locales face à l’exploitation de l’or, aux entreprises multinationales et au changement climatique. Quelles sont les conséquences de l’extraction de l’or sur les populations ? Comment les peuples autochtones et noir-marrons vivent-ils la transformation de leurs territoires en « pays de l’argent » (monikondee en langue bushinenguée) ?
« Après leur somptueux Episode of the Sea (2012), le duo néerlandais Lonnie Van Brummelen et Siebren de Haan a débuté une collaboration avec le metteur en scène surinamais Tolin Alexander. Ensemble, ils se sont mis à fabriquer des films participatifs en étroite collaboration avec les peuples descendants des communautés marronnes. Monikondee se déroule le long de la rivière Maroni, à la frontière de l’ancienne Guyane néerlandaise et de l’actuelle Guyane française, et documente les relations économiques et culturelles entre les communautés indigènes et marronnes – ou Fiiman (pour free man), ainsi que le corrige d’emblée son protagoniste. Le récit suit les aléas des voyages de ce passeur, les avaries de sa fine embarcation longue de dix-huit mètres, la traversée des rapides rendue plus difficile encore par la marchandise qui la leste dangereusement. Ici, chacun joue sa condition et raconte une histoire des origines, des déplacements, de l’extractivisme, de la spoliation coloniale reconduite dans l’asservissement économique à l’exploitation aurifère qui détruit leur rivière. Chaque station offre l’occasion pour d’autres voix de s’exprimer, par la fable ou le chant, selon une ancienne technique narrative appelée Mato ; mais aussi de s’additionner et de s’articuler, afin de leur laisser la propriété et la juridiction des conflits, nécessaires à une véritable lutte pour les droits territoriaux et environnementaux. » (Antoine Thirion – Cinéma du réel)



