dimanche 04 octobre 2026 à 11:00
Borderouge
Avant-première en présence du réalisateur Bruno Santamaría Razo,
en partenariat avec Cinélatino et Des Images Aux Mots
Petit déjeuner offert à partir de 10h30
Préventes sur Festik et au cinéma
Six mois dans la maison rose et bleue
Seis Meses en el Edificio Rosa con Azul
Réalisation : Bruno Santamaría Razo
Casting : Jade Reyes, Sofía Espinosa, Lázaro Gabino Rodríguez
Scénario : Bruno Santamaría Razo
Type de film : Fiction
Pays : Mexique
Année : 2026
Durée : 104 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 16/12/2026
Mexico, début des années 1990 : Bruno grandit dans une famille joyeuse et insouciante. Quand le jour de ses onze ans, il apprend que son père est malade, la puissance de vie prend le dessus. Tout le monde continue à chanter et danser pour conjurer le sort, comme dans une chanson de salsa. Trente ans plus tard, Bruno revisite ses souvenirs.
Vers qui pointer la caméra ? Le réalisateur filme sa propre mère et s’entretient avec elle. Et en un plan, le film bascule dans la fiction – et c’est désormais un jeune acteur qui joue son rôle enfant. Plus tard, la mère du cinéaste lui demande d’échanger leurs places et c’est désormais Bruno Santamaría Razo qui est face à l’objectif de la caméra. Quelle est la meilleure façon de raconter l’histoire, en mêlant témoignages, fiction et documentaires ? Comment raconter un récit enfoui, complexe, et qui est le plus à même de détenir les clefs de l’histoire familiale ? C’est la surprenante dynamique sur laquelle repose Six mois dans la maison rose et bleue. Bruno Santamaría Razo se plonge dans son passé, celui d’un garçonnet de toute évidence queer qui chante comme une diva sous sa douche. On croit voir venir le récit initiatique de garçon sensible – et le film est en partie cela, mais pas seulement.
La chronique initiatique est attachante, pleine d’humour, sa simplicité a un charme fou. Mais ce qui a le plus de relief c’est le troublant paradoxe à observer une famille se briser à cause de quelque chose qui n’arrive pas. Il s’est passé quelque chose de grave – il ne s’est rien passé, et à hauteur d’enfant, même si l’on perçoit les disputes, il est difficile de mettre des mots sur ce tremblement de terre familial. Bruno Santamaría Razo examine la mémoire des siens autant par la loupe du documentaire que par le miroir magique de la fiction. Les entretiens, brefs mais percutants, qui donnent son énergie au film, montrent que personne n’a une définition évidente de ce qui fait une famille. Inépuisable sujet. (d’après N. Bardot, le Polyester.com)































