La famille Adams

The Addams Family

Durée : mn
Date de sortie nationale : 30/04/2026
VOST

Pas d’horaire trouvé à Borderouge
13 mai 2026
17:45
14 mai 2026
18:20
16 mai 2026
19:20
17 mai 2026
15:50
20 mai 2026
16:50
23 mai 2026
15:25
24 mai 2026
11:15
25 mai 2026
17:15
27 mai 2026
16:30
30 mai 2026
17:30
Du 13/05/2026 au 30/05/2026 à Tournefeuille – Prochaines séances

Coulant des jours paisibles et délicieusement macabres dans leur manoir hanté, Gomez, Morticia et leurs enfants Mercredi et Pugsley voient leur quotidien chamboulé le jour où se présente à leur porte un homme ressemblant trait pour trait à l’oncle Fétide, disparu 25 ans plus tôt. Mais ne s’agirait-il pas d’un imposteur cherchant à faire main basse sur leur trésor caché ?

Bijou de la comédie américaine macabre d’une époque où celle-ci a livré des pièces comme Beetlejuice de Tim Burton ou La mort vous va si bien de Robert Zemeckis, La Famille Addams doit sans doute un peu de son existence au succès alors établi du réalisateur du premier, qui a popularisé ce sous-genre. Burton s’était d’ailleurs vu proposer la réalisation de cette adaptation de la célèbre série télévisée.

Mais contrairement à Burton, l’humour de Sonnenfeld ne se déploie pas dans un univers où les éléments décoratifs inciteraient à identifier un auteur. La plupart de ses films sont une lutte rigoureusement interne contre le ronronnement des conventions hollywoodiennes, où il s’agit moins d’imprimer une marque personnelle que d’offrir au public une échappée jubilatoire. Petit détail pas si anodin de La Famille Addams : Sonnenfeld s’offre une apparition hitchcockienne en malheureux passager d’un… train électrique sous les yeux cruels du chef de famille Gomez Addams… Ainsi ses trouvailles formelles dans ce film se mettent-elles au service d’une interprétation cartoonesque des péripéties de la famille (comme si les dessins originels de Charles Addams avaient été intégrés à Looney Tunes), au diapason de ce qu’inspirent les déplacements incessants de « la Chose », cette main coupée animée qui fait office d’animal de compagnie.

Les incartades des Addams et de Sonnenfeld, elles, n’ont pas besoin de cible : elles éclaboussent partout, en ligne droite jusque dans notre actualité, vannant ici le président des États-Unis, là l’héritage puritain de la nation, là la religion, et d’une manière générale toute notre conception normalisée de l’harmonie au foyer.

C’est que, du haut de l’offense qu’est leur existence même au bon goût institutionnel, les Addams ne demandent pas qu’on dicte quelque sympathie envers eux pour apparaître comme d’aimables rebelles à l’ordre établi : ils assument nonchalamment leur propre norme. Et le pire pour eux ne serait pas d’être vaincus par ceux qui ne partagent pas leurs goûts, mais bien de devoir abandonner leur singularité pour adopter les goûts du commun. On pouvait s’en douter, dans cette famille américaine de freaks affichant des étrangetés physiques diverses, célébrant les sorcières brûlées comme des martyres et dont le chef de famille porte pour prénom un patronyme hispanique : dans le mauvais esprit qu’ils promeuvent joyeusement se cache un bon, celui de l’ouverture.

(D’après Benoit Smith Critikat)

D’autres films à l’affiche

France – 2019
81mn
France, Norvège, GB – 2025
115mn