vendredi 27 novembre 2026 à 20:00

Tournefeuille

Ciné-Concert

Vendredi 27 novembre à 20h à Tournefeuille.

Ciné concert dans le cadre du festival SYNCHRO avec l’Orchestre de Chambre d’Hôte : Jean-Paul Raffit (guitare électrique, effets, composition) et Isabelle Bagur (flûte traversière) accompagneront de leurs instruments GOSSES DE TOKYO, en partenariat avec l’association Toulouse-Japon.

Tarif unique 12€ places disponibles sur festik.net et au cinéma.

GOSSES DE TOKYO

UMARETE WA MITA KEREDO

Réalisation : Réalisé par Yasujiro OZU
Casting : avec Tatsuo Saito, Mitsuko Yoshikawa, Hideo Sugawara, Tomio Aoki
Scénario : Scénario d’Akira Fushimi, d’après une histoire originale de James Maki


Type de film : Fiction
Pays : Japon
Année : 1932
Durée : 91 mn
Version : VOST

La famille Yoshi déménage d’Azabu pour s’installer dans la banlieue de Tokyo où le père a trouvé un nouvel emploi. Ryoichi (dix ans) et Keiji (huit ans) font l’école buissonnière et se lient avec Taro, le fils du patron de leur père. Premier sermon du père, le soir, pour qui « ce n’est pas ainsi qu’on devient des hommes importants ». Ce petit employé, soucieux des apparences, ne souhaite rien tant que de voir ses fils occuper une situation élevée. Mais ceux-ci sont d’une autre trempe et lorsqu’ils découvrent dans un film amateur que leur père, pour complaire à son patron, ne cesse de faire le pitre devant la caméra, ils sont furieux et annoncent qu’ils ne mangeront plus rien si c’est à l’humiliation de leur père qu’ils doivent leur nourriture…

Gosses de Tokyo est un film qui cache bien son jeu. Une lecture un peu rapide nous amènerait à croire que nous sommes face à une sorte de version nippone de La Guerre des boutons : gosses gouailleurs qui sèchent l’école, bandes rivales, petit caïd en herbe, etc. Et effectivement pendant près d’une heure, nous sommes confrontés à de multiples scènes de classe ou de jeux d’enfants, régulièrement ponctuées de scènes familiales dans la plus pure tradition du cinéma japonais. Femme soumise et respectueuse, éternellement affairée aux tâches domestiques, Mari totalement accaparé par son travail d’employé, dévoué corps et âme, jusqu’à la flagornerie, à un patron omnipotent. Toute cette petite mosaïque s’assemble méthodiquement, petite touche par petite touche. Puis, sans crier gare, en une seule scène, liée qui plus est au pouvoir de révélation du cinéma, tout bascule et le film se transforme en un brûlot qui taille en pièces les fondamentaux de la société japonaise : soumission, acceptation de la hiérarchie et de l’ordre établi, adhésion au système, abdication de l’individualité, etc. (J. Scoleri, cinemasansfrontieres.fr)

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