samedi 30 mai 2026 à 17:30
Tournefeuille
Samedi 30 mai, de 9h à 19h, pour la clôture de la fête de la nature à Tournefeuille,
le collectif Esthétique Verte vous convie à une journée entière pour explorer, sentir et questionner les liens vivants entre le corps, l’art et l’écologie. Organisé avec La Mairie de Tournefeuille.
De 9h à 10h, conférence performée Danse in situ par l’artiste-chercheur et chorégraphe Laurent Pichaud au parc de la Médiathèque, suivie de 10h15 à 11h15 de sa Balade aventureuse chorégraphique ou d’une conférence universitaire dans le hall du cinéma par l’ATECOPOL. De 11h30 à 12h, spectacle de danse in situ par le Cie Youkx. À midi, pique-nique au cinéma (pas de bistrot, toilettes et points d’eau à disposition) et food-trucks sui le parking. L’après midi débutera à 13h45 par un spectacle circassien de la Cie Cyste et se poursuivra par des ateliers au choix de 15h à 16h30. Clôture corporelle dans le parc et pot de l’amitié à 17h suivi à 17h30 de la projection unique du film. Places disponibles sur festik.net et au cinéma aux tarifs habituels.
Anna Halprin, le soufflede la danse
Film documentaire de Ruedi GERBER Suisse/USA 2011 1h22 VOSTF
avec Anna Halprin, Lawrence Halprin, Merce Cunningam, John Graham et moult danseurs et danseuses…
« Dansez la vie »… c’est le mot d’ordre de cette drôle de gonzesse pour qui la danse – et l’art en général – est plaisir certes, mais surtout nécessité vitale associée à chaque étape, à chaque événement, à chaque moment du parcours humain : danser l’amour, danser pour se rebeller, pour la justice sociale, danser avec ses enfants, danser la maladie…
Plus de 90 ans au compteur, Anna danse sa vieillesse et propage plus qu’elle n’enseigne cette philosophie étonnante : tout le monde peut danser, même les pas souples, les pas entraînés, les tordus, les bancals, les cancéreux, les sidéens, ceux qui sont dans un fauteuil roulant… Le corps se fait du bien et fait du bien à l’âme quand il extériorise ce qu’il y a de plus fondamental dans chaque être humain. La danse est non seulement exultation, bonheur, mais aussi remède, qui chasse à l’extérieur de soi la peine et la souffrance, fait partager la joie, communique l’enthousiasme de vivre une vie pleinement aimée telle qu’elle est, avec un corps consenti. Une façon d’aller vers les autres généreuse et tolérante : « qui a dit que je devais danser dans un théâtre ? »
En fait le théâtre c’est chez elle, sur une esplanade en planches au milieu des arbres, à deux pas de la mer, c’est là qu’Anna reçoit depuis longtemps ceux qui souhaitent partager ses enthousiasmes, au contact du vent, des embruns, de la terre et du ciel : la danse devient alors communication cosmique, création spontanée et inlassable. Mais c’est aussi dans les manifs, c’est là où on la demande, là où se trouvent les gens qui ont envie de danser avec elle, là où elle a envie.
En 1935… Anna a quinze ans, commence à étudier l’improvisation et l’anatomie dans le Wisconsin. Disciple d’Isadora Duncan et de Ruth Saint-Denis, elle commence vraiment à danser à New York en 1942. Elle côtoie Merce Cunningam, John Cage et quelques autres pointures… et crée en 55 un groupe de travail (Dancer Workshop) où elle prend ses distances avec les codifications stylistiques communes : se laver, s’habiller… elle danse le quotidien banal comme les moments extraordinaires de la vie. Atteinte d’un cancer, elle travaille avec les personnes atteintes de sida et plaide que la danse peut aider tous les souffrants dans leur rapport à leur corps, que la danse peut nous transformer et nous guérir à tous les âges de la vie.


















