We have a dream
Pascal Plisson
Année : 2023
Pays : France
Jeune Public : Oui
Durée : 96 mn
VOST
Pascal Plisson
Dix ans après Sur le chemin de l’école, récompensé d’un César du meilleur documentaire et très largement plébiscité par les enseignants, le nouveau film de Pascal Plisson s’intéresse cette fois-ci au handicap, à travers les portraits croisés et touchants de cinq enfants s’accrochant à leurs rêves coûte que coûte. L’idée du film est née de la rencontre entre Pascal Plisson et Xavier Du Crest, aujourd’hui Président de Handicap International, sur le tournage du film Sur le chemin de l’école. Pour trouver les jeunes protagonistes de ce projet, Pascal Plisson a travaillé durant plusieurs mois avec les équipes de l’association présentes aux quatre coins du monde et dont l’action apporte non seulement des solutions pratiques mais aussi une sacrée dose d’espoir.
Par un travail minutieux avec les personnes qui accueillent ces enfants et adolescents, enseignants, soignants, éducateurs, mais aussi et surtout en prenant soin de nouer une relation forte et sincère avec leurs familles, il parvient avec émotion et intelligence à nous parler de résilience, d’inclusion, de fraternité. Le film suit le parcours de Maud (France), Xavier (Rwanda), Charles (Kenya), Antonio (Brésil), Nirmala et Khendo (Népal). Ils ont entre 8 et 14 et sont tous porteurs d’un handicap. Qu’importe que celui-ci soit apparu dès la naissance ou au cours de leur jeune existence, ils ont en commun cette force vitale, cette volonté farouche de s’accrocher à des rêves, à des projets d’avenir, à l’espérance : danser, courir, étudier, être en lien avec leurs semblables, ces autres gamins qui leur ressemblent tellement, ceux de leur âge, de leur village, de leur communauté, de leur club de sport. Nous allons les accompagner dans leur quotidien, pas toujours facile, mais qu’ils abordent avec un optimisme à toute épreuve, un sourire rayonnant, une candeur bouleversante. Sans jamais minimiser le poids que le handicap fait peser sur leurs frêles épaules et sur celles de leur familles, parfois très modestes, le film évoque aussi les interactions que ces gamins peuvent avoir avec leur entourage, valide ou pas et c’est souvent la tendresse, l’empathie, l’amour qui portent avec bienveillance tout cela.
Alors bien sûr, on pourra reprocher à ce documentaire son discours un peu trop idéaliste et parfois bien éloigné de la réalité du terrain, en particulier en France où cette année encore, la rentrée scolaire a laissé sur le carreau un trop grand nombre d’enfants porteurs de handicap, faisant de cette belle idée d’inclusion une coquille vide de moyens.
Mais pour autant, We have a dream reste un formidable outil pédagogique dont les enseignants ne manqueront pas de s’emparer parce qu’il aborde avec l’évidente simplicité de l’enfance toutes ces questions.



