Jumpers
Hoppers
Réalisation : Daniel Chong
Casting : Mallory Wanecque, Artus, Melha Bedia, Frédérique Tirmont
Scénario : Daniel Chong, Jesse Andrews
Type de film : Animation, Fiction
Pays : USA
Année : 2026
Durée : 105 mn
Sortie nationale : 04/03/2026
Jeune Public : Oui
Âge minimum : 6 ans
Après un Vice-versa 2 inattaquable, mais un Élémentaire et surtout un Elio où sa créativité perdait de son éclat, Pixar semble revenir sur la pointe des pieds avec ce nouveau film – c’est tout juste si l’on savait que Jumpers arrivait… Et pourtant cela faisait longtemps que le studio à la petite lampe de bureau n’avait pas été si inspiré et délirant. Le titre témoigne parfaitement de cette aventure qui avance au triple galop, bourrée de rebondissements jusqu’à la gueule – d’un requin qui… vole, entre autres.
C’est l’histoire de la jeune Mabel, ardente défenseuse de la nature, qui saute, grâce à la technologie, dans la fourrure d’une petite femelle castor. Persuadée qu’elle pourra, ainsi, sauver un délicieux lac et ses résidents à plume et fourrure menacés par un maire narcissique et son chantier de rocade, elle découvre, surtout, que le règne animal n’est pas de tout repos…
Suivons cette adolescente à la gestuelle un peu manga, ces personnages d’animaux hilarants ou fondants (Georges, le roi des castors, va rester, pour longtemps, une référence), et plongeons avec eux dans les eaux et les forêts d’un vrai film d’action, où pleuvent les références jubilatoires aux Oiseaux, de Hitchcock, aux Dents de la mer, de Spielberg, aux films catastrophe, et même à ces vieux films de SF où les insectes se vengent de l’homme ! Le tout sur une partition effrénée et très sonore qui provoque éclats de rire, purs moments d’émotion, mais aussi de trouille, car le méchant est complètement timbré, même s’il mesure… 2 centimètres.
Non seulement ce film repose sur l’excellente idée de détourner l’habituel anthropomorphisme du cinéma d’animation — ici, les humains sont réellement dans le corps d’un animal —, mais son message écologique ne craint pas d’être effrayant, avant la lutte et la réconciliation finales. Petits et grands n’écraseront plus jamais un moustique, et ne regarderont plus un papillon comme avant… (G. Odicino, Télérama)



