Juste une illusion

Réalisation : Eric Toledano, Olivier Nakache
Casting : Camille Cottin, Louis Garrel, Pierre Lottin, Simon Boublil, Alexis Rosentiehl, Jeanne Lamartine, Rony Kramer
Scénario : Eric Toledano, Olivier Nakache

Type de film : Fiction
Pays : France
Année : 2026
Durée : 115 mn

Sortie nationale : 15/04/2026

Lundi 15 juin
12:05
Mardi 16 juin
15:30
Mercredi 17 juin
16:05
Jeudi 18 juin
18:05
Vendredi 19 juin
20:40
Samedi 20 juin
19:00
Dimanche 21 juin
12:00
ST-SME
Lundi 22 juin
14:40
Mardi 23 juin
20:40
Mercredi 24 juin
16:45
Jeudi 25 juin
17:15
Vendredi 26 juin
12:05
Samedi 27 juin
19:15
Dimanche 28 juin
18:30
Lundi 29 juin
14:05
Mardi 30 juin
16:10
Mercredi 01 juillet
12:05
Jeudi 02 juillet
14:40
Vendredi 03 juillet
14:00
Samedi 04 juillet
19:00
Dimanche 05 juillet
16:00
Lundi 06 juillet
16:30
Mercredi 08 juillet
12:10
Samedi 11 juillet
19:00
Lundi 13 juillet
14:00
Mardi 14 juillet
18:10
Dernière séance
Du 15/06/2026 au 14/07/2026 à Borderouge – Prochaines séances
Mardi 16 juin
14:00
Jeudi 18 juin
21:15
Lundi 22 juin
16:00
Mardi 23 juin
20:50
Mercredi 24 juin
18:30
Samedi 27 juin
19:10
Mardi 30 juin
14:30
Samedi 04 juillet
21:30
Mardi 07 juillet
17:00
Vendredi 10 juillet
19:15
Mardi 14 juillet
18:30
Du 16/06/2026 au 14/07/2026 à Tournefeuille – Prochaines séances

Délicieusement ancré dans les années 1980 – avec un effet madeleine de Proust garanti pour celles et ceux qui les ont traversées –, ce nouveau film du duo Toledano / Nakache évoque un sujet atemporel : ce moment fragile, tumultueux et pas toujours heureux où l’on quitte le monde de l’enfance pour celui des adultes. À ce titre, c’est le film idéal pour réunir parents et ados autour d’un constat finalement rassurant : si les technologies évoluent, si la société et les codes bougent (pas toujours dans le bon sens), si les loisirs et les modes de communication d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, on s’engueule toujours autant au sein des familles sur les tâches ménagères et les devoirs pas faits, on s’écharpe et on s’aime à la folie dans les fratries, on veut toujours la dernière fringue à la mode et il y a toujours une crise de quelque chose dans le pays. Quelles que soient les époques, il y a des ados qui baratinent les adultes pour arriver à leurs fins et franchir les limites savamment posées au préalable. Et il y a la musique, qui donne les palpitations et rythme les élans du cœur…

1985. Vincent vit au premier étage d’un immeuble d’une cité de la banlieue parisienne. Une famille de classe moyenne, papa est cadre (il aime à le rappeler), maman est secrétaire de direction (mais rêve d’émancipation) et son grand frère Arnaud ressemble au mien à la même époque : tout de noir vêtu, passant ses journées à écouter du rock sur son walkman. Vincent ne rêve que d’une chose : avoir enfin sa chambre à lui et cesser d’être le souffre-douleur de ce frangin. Ah non, il rêve aussi secrètement d’Anne-Catherine qui, bien sûr, ne lui a jamais accordé le moindre regard. Et puis il rêve aussi de sa prochaine sortie avec sa petite bande de potes au vidéo-club du quartier, et du plan qu’ils vont devoir échafauder pour sortir en douce des VHS de films érotiques pour aller ensuite les mater chez l’heureux élu qui possède un magnétoscope et une mère absente aux heures de perm. Bref une vie d’enfant qui se termine… une vie d’ado qui commence.

A la maison, ça bouge pas mal puisque sa mère Sandrine s’est mise en tête de faire l’acquisition d’un ordinateur pour s’entraîner en vue d’un prochain entretien d’embauche et pouvoir, qui sait, devenir cadre à son tour, ce qui n’est pas trop du goût de son mari qui aimerait bien, lui, au contraire, que rien ne bouge. Mais les temps changent, les jeunes sont plus audacieux, plus ouverts, plus aventureux. C’est le début de SOS racisme, on porte un badge « touche pas à mon pote » pour se sentir vibrer ensemble et aussi pour enquiquiner les parents qui parfois votent Chirac, on commence à passer des heures devant le miroir, on s’invente des prouesses et des goûts affirmés pour épater la galerie, mais on aime quand même toujours revenir au bercail, dans ce foyer parfois chaotique mais toujours aimant.

Juste une illusion, référence au tube post-disco-électro-soul du trio anglais Imagination de 1982 (et pas à la chanson éponyme de Jean-Louis Aubert, sortie elle en 1987) est peut-être le film le plus personnel et le plus intime d’Eric Toledano et Olivier Nakache. La tendresse pour ce couple parental autant que les souvenirs d’adolescents infusent tout le film d’un doux parfum de nostalgie. Généreux et drôle, empathique et fraternel, c’est un film qui raconte aussi, en creux, la vie de ceux qui sont nés et ont grandi ailleurs et ont fait leur trou dans ces cités de banlieue d’une France où le Front National plafonnait à 10 % des voix. Une autre époque.

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