1984

Réalisation : Michael Radford
Casting : John Hurt, Suzanna Hamilton, Richard Burton, Cyril Cusack
Scénario : Jonathan Gems, Michael Radford

D’après le roman de George Orwell – Photographie remarquable signée Roger Deakins

Type de film : Fiction, Répertoire
Pays : GB
Année : 1984
Durée : 120 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 14/11/1984

Ciné-rencontre
Lundi 16 novembre à 20:00 à Borderouge.

Séance unique suivie d’une rencontre exceptionnelle avec Olivier Mannoni, traducteur, essayiste spécialisé dans les textes du IIIème Reich à l’occasion de la sortie de son nouvel essai « La pensée piétinée, pourquoi le fascisme écrase la culture » (éditions Héloïse d’Ormesson) et précédée, à partir de 19h d’une séance de vente/dédicace – en partenariat avec la Librairie Terra Nova.


Voir l’événement
Pas d’horaire trouvé à Tournefeuille

En 1984, le monde est divisé en trois empires. L’Océania est constamment en conflit avec les puissances rivales, l’Eurasia et l’Estasia. L’État est dirigé par un gouvernement totalitaire, personnifié par l’omniprésent Big Brother, et les citoyens sont étroitement surveillés. Winston Smith (John Hurt), matricule 6079, travaille au Ministère de la Vérité. Il tient en cachette un journal intime. Un jour, une jeune femme, Julia (Suzanna Hamilton) lui révèle son amour. Contre toutes les doctrines en vigueur, ils vont nouer une liaison qui doit impérativement rester secrète.

« Refusée successivement par Francis Coppola et Milos Forman, l’adaptation du 1984 de George Orwell a finalement été prise en main par le chef de file de la nouvelle vague anglaise Michael Radford. Il installe cette fresque de fin du monde dans une société assez proche de la société britannique et utilise avec beaucoup d’habileté le décor naturel de son pays – ou plutôt de certains quartiers de Londres délabrés, les terrains vagues, les bâtiments presque en ruine. Il habille ses prolétaires non du bleu de chauffe, mais d’une tenue encore plus sombre, à l’image de la grisaille environnante. Il n’a qu’à forcer très légèrement sur la réalité industrielle qui entoure le monde du travail pour restituer une aliénation devenue permanente. Michael Radford montre la nomenklatura policière partout aux commandes : le cours de l’histoire est transformé ; passé et futur n’ont plus de consistance, susceptibles de manipulation permanente.

La propagande ne s’arrête jamais, ni les médias, radio, télévision. La haine et l’enthousiasme sont constamment entretenus, selon un rythme alternatif bien dosé. Michael Radford a choisi un ton uniforme, une sorte de rappel à l’ordre ininterrompu. 1984 – le film comme le livre – débouche d’une certaine manière sur la métaphysique, sur le mal en l’homme, quand la pire trahison coïncide avec le rêve matérialisé ». (L. Marcorelles, Le Monde, 1984)

D’autres films à l’affiche

France – 2026
75mn
France – 2026
101mn
GB, France – 1973
102mn
France – 2026
95mn