New York 1997

Escape from New York

Réalisation : John Carpenter
Casting : Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasence, Ernest Borgnine, Isaac Hayes, Harry Dean Stanton, Adrienne Barbeau
Scénario : John Carpenter, Nick Castle

Musique de John Carpenter

Type de film : Fiction, Répertoire
Pays : USA
Année : 1981
Durée : 99 mn
Version : VOST
Sortie nationale : 24/06/1981

Mercredi 24 juin
14:10
Jeudi 25 juin
20:30
Vendredi 26 juin
16:00
Samedi 27 juin
21:30
Dimanche 28 juin
13:00
Jeudi 02 juillet
16:20
Vendredi 03 juillet
17:00
Samedi 04 juillet
21:30
Dimanche 05 juillet
14:15
Lundi 29 juin
20:30
Mardi 30 juin
12:05
Lundi 06 juillet
18:30
Mardi 07 juillet
15:40
Mercredi 08 juillet
12:10
Jeudi 09 juillet
16:10
Vendredi 10 juillet
21:30
Samedi 11 juillet
12:00
Lundi 13 juillet
14:00
Mardi 14 juillet
16:10
Du 24/06/2026 au 14/07/2026 à Borderouge – Prochaines séances
Pas d’horaire trouvé à Tournefeuille

Quarante-cinq ans, pas une ride – hormis celles, sèches, burinées, qui creusent à peine le visage impassible de Snake Plissken, icône anar’ définitive du cinéma d’action américain à jamais associée à Kurt Russell, son physique athlétique, son expression marmoréenne, son bandeau de pirate et sa chevelure rebelle. Alors qu’il a été pillé, copié jusque dans les moindres détails par au moins deux générations de tâcherons hollywoodiens, alors qu’un remake (mais grands dieux, pour quoi faire ?) serait en production, on redécouvre avec bonheur New York 1997 – le seul, l’unique, un western urbain post-apocalyptique, nihiliste, à l’atmosphère tendue, porté par la mise en scène classique, classieuse, minimaliste, parfaite de John Carpenter. Dans la lignée de Ford ou Hawks, auteur complet, Carpenter a également composé la fascinante partition électro et a assuré le montage, ciselant « à la main » un grand film d’action, loin de la bouillie visuelle, encombrée de bidules numériques et d’inIntelligence artificielle, des blockbusters contemporains. Un classique instantané, dont le même John Carpenter a réalisé quelques années plus tard, non pas vraiment une suite mais, avec un peu plus de moyens, une relecture amusée : Los Angeles 2013. Et, cerise sur le gâteau : ce n’est pas tous les jours que l’on croise dans un même film les trognes impavides de Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Isaac Hayes et Harry Dean Stanton…

New York 1997 s’ouvre par une voix off qui décrit un état des lieux de la ville, avec sa progression exponentielle de la criminalité. En moins de 10 minutes, tous les enjeux narratifs sont posés. Anti-héros magnifique, libertaire ostensiblement misanthrope, héros de guerre et criminel endurci, Plissken évoque les figures légendaires de l’ouest. Mieux, l’Homme-Serpent (« Snake » arbore un agressif tatouage de cobra sur l’abdomen) symbolise une sorte de revenant, revenu de tout, revenu d’ailleurs – une légende, un fantôme d’une autre époque. Tout le monde n’arrête pas de lui dire : « je te croyais mort ». Le cinéaste joue avec les clichés du lonesome cowboy solitaire et cynique. Il utilise un genre, le film d’anticipation, pour le détourner et livrer un pur western moderne. Désormais, errant dans un no man’s land désespéré et violent où tout trace d’humanité a disparu, les héros n’ont plus d’idéaux, ils ne sauvent plus la veuve et l’orphelin. Juste leur peau, n’ambitionnant rien d’autre que de « rester en vie encore quelques secondes ».

Alors qu’il est conduit au New York Maximum Security Penitentiary, sur Manhattan Island, pour purger sa peine, un prisonnier, Snake Plissken, se voit proposer un marché : un effacement intégral de son casier judiciaire en échange du sauvetage du Président des USA (et de sa précieuse mallette), dont l’avion vient de se crasher en plein Manhattan. Une mission proprement suicidaire, la ville étant devenue une île-prison dans laquelle plus de 3 millions de détenus, organisés en bandes rivales, s’affrontent. Snake n’a que vingt-quatre heures devant lui pour sortir le président du chaos qui règne dans ce décor de fin du monde – et surtout… désamorcer les mini-bombes que, pour s’assurer de sa fidélité, l’armée lui a implantées dans le corps !

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