ANNA HALPRIN, LE SOUFFLE DE LA DANSE

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Film documentaire de Ruedi GERBER
Suisse/USA 2011 1h22 VOST
F
avec Anna Halprin, Lawrence Halprin,
Merce Cunningam, John Graham et
moult danseurs et danseuses…

« Dansez la vie »… c’est le mot d’ordre
de cette drôle de gonzesse pour qui la
danse – et l’art en général – est plaisir
certes, mais surtout nécessité vitale as-
sociée à chaque étape, à chaque évé-
nement, à chaque moment du parcours
humain : danser l’amour, danser pour se
rebeller, pour la justice sociale, danser
avec ses enfants, danser la maladie…
Plus de 90 ans au compteur, Anna danse
sa vieillesse et propage plus qu’elle n’en-
seigne cette philosophie étonnante : tout
le monde peut danser, même les pas
souples, les pas entraînés, les tordus,
les bancals, les cancéreux, les sidéens,
ceux qui sont dans un fauteuil roulant…
Le corps se fait du bien et fait du bien à
l’âme quand il extériorise ce qu’il y a de
plus fondamental dans chaque être hu-
main. La danse est non seulement exul-
tation, bonheur, mais aussi remède, qui
chasse à l’extérieur de soi la peine et la
souffrance, fait partager la joie, commu-
nique l’enthousiasme de vivre une vie
pleinement aimée telle qu’elle est, avec
un corps consenti. Une façon d’aller
vers les autres généreuse et tolérante :

« qui a dit que je devais danser dans un
théâtre ? »
En fait le théâtre c’est chez elle, sur une
esplanade en planches au milieu des
arbres, à deux pas de la mer, c’est là
qu’Anna reçoit depuis longtemps ceux
qui souhaitent partager ses enthou-
siasmes, au contact du vent, des em-
bruns, de la terre et du ciel : la danse
devient alors communication cosmique,
création spontanée et inlassable. Mais
c’est aussi dans les manifs, c’est là où on
la demande, là où se trouvent les gens
qui ont envie de danser avec elle, là où
elle a envie.
En 1935, Anna a quinze ans, commence à
étudier l’improvisation et l’anatomie dans
le Wisconsin. Disciple d’Isadora Duncan
et de Ruth Saint-Denis, elle commence
vraiment à danser à New York en 1942.
Elle côtoie Merce Cunningam, John
Cage et quelques autres pointures… et
crée en 55 un groupe de travail (Dancer
Workshop) où elle prend ses distances
avec les codifications stylistiques com-
munes : se laver, s’habiller… elle danse
le quotidien banal comme les moments
extraordinaires de la vie. Atteinte d’un
cancer, elle travaille avec les personnes
atteintes de sida et plaide que la danse
peut aider tous les souffrants dans leur
rapport à leur corps, que la danse peut
nous transformer et nous guérir à tous les
âges de la vie.

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