samedi 19 septembre 2026 à 20:30
Borderouge
Avant-première suivie d’une rencontre avec le cinéaste Nicolas Réglat,
en partenariat avec le Festival du film grolandais de Toulouse.
La lutte armée n’est pas un jeu d’enfant
Type de film : Documentaire
Pays : France
Année : 2025
Durée : 65 mn
C’est l’histoire d’un gamin qui grandit à la fin du XXe siècle avec la certitude qu’un jour il reprendra le flambeau de la lutte armée. Il fera la révolution pour que se dessine un monde meilleur. Mais les choses ne se passent pas comme prévu… Le réalisateur poursuit avec La lutte armée… le travail documentaire passionnant entamé en 2013 avec ¡ G.A.R.I. ! (l’aventure de groupes anti-franquistes en France en 1974) et poursuivi en 2017 avec Gérard et les indiens (la création dans les années 1980 à Toulouse du SCALP, la Section Carrément Anti Le Pen).
« Je grandis au milieu des bois dans une communauté sans dieu ni maître, un paradis peuplé de hors-la-loi, venus d’un peu partout en Europe. Ma famille fonde l’imprimerie 34 à Toulouse, un repaire pour les militants anarchistes ; elle lutte à travers la production de livres, d’affiches, de brochures… et d’autres activités clandestines : faux-papiers, explosions, enlèvements. Je me construis avec la certitude de participer un jour à ce genre de coups fabuleux pour construire un monde meilleur. Mais avec le temps, les années de prison pour certains, le positionnement des uns et des autres change et ma famille se déchire. Beaucoup préfèrent la mettre en veilleuse, l’action directe n’est plus à l’ordre du jour… pourtant moi, j’étais prêt !
« Aujourd’hui l’imprimerie a été démolie et les acteurs de cette histoire se sont perdus de vue. La révolution à laquelle je rêvais de participer n’a pas eu lieu, et je me dois d’expliquer à ma fille les raisons de cet échec. En confrontant ma mère Hibou à ses souvenirs, en explorant les archives, en partant à la rencontre de Jean-Marc, Michel et Nathalie, j’essaie de remonter le fil de notre histoire, pour aider ma fille Anouk à dessiner son chemin dans un monde en souffrance. » (Nicolas Réglat)
















