La bataille de Gaulle – J’écris ton nom

Réalisation : Antonin Baudry
Casting : Simon Abkarian, Niels Schneider, Thierry Lhermitte, Karim Leklou, Florian Lesieur, Simon Russell Beale, Benoît Magimel, Kacey Mottet-Klein, Félix Kysyl, Anamaria Vartolomei, Adèle Jayle, Mathieu Kassovitz, Grégoire Colin
Scénario : Bérénice Vila, Antonin Baudry

D’après le livre (de référence) de l’historien britannique Julian T. Jackson De Gaulle – Une certaine idée de la France

Type de film : Fiction
Pays : France
Année : 2026
Durée : 160 mn

Sortie nationale : 03/07/2026

Mercredi 22 juillet
17:00
Jeudi 23 juillet
20:00
Vendredi 24 juillet
14:00
Vendredi 24 juillet
20:30
Samedi 25 juillet
16:20
Samedi 25 juillet
21:00
Dimanche 26 juillet
15:30
Dimanche 26 juillet
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Lundi 27 juillet
20:00
Mardi 28 juillet
15:45
Mercredi 29 juillet
20:00
Jeudi 30 juillet
17:15
Vendredi 31 juillet
20:00
Samedi 01 août
15:00
Dimanche 02 août
19:30
Lundi 03 août
17:00
Mardi 04 août
20:00
Mercredi 05 août
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Jeudi 06 août
17:05
Vendredi 07 août
20:00
Samedi 08 août
21:00
Dimanche 09 août
18:00
Lundi 10 août
17:00
Mardi 11 août
15:30
Mercredi 12 août
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Jeudi 13 août
17:45
Vendredi 14 août
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Dimanche 16 août
20:00
Lundi 17 août
16:50
Mardi 18 août
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ST-SME
Mercredi 19 août
15:05
ST-SME
Samedi 22 août
16:30
Dimanche 23 août
15:00
Lundi 24 août
20:00
Dernière séance
Du 22/07/2026 au 24/08/2026 à Borderouge – Prochaines séances
Mercredi 22 juillet
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Jeudi 23 juillet
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Samedi 25 juillet
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Dimanche 26 juillet
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Lundi 27 juillet
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Mardi 28 juillet
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Jeudi 30 juillet
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Vendredi 31 juillet
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Samedi 01 août
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Dimanche 02 août
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Lundi 03 août
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Mardi 04 août
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Mercredi 05 août
20:30
Vendredi 07 août
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Samedi 08 août
21:00
Dimanche 09 août
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Mardi 11 août
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Samedi 15 août
21:00
Dimanche 16 août
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Mardi 18 août
20:45
Jeudi 20 août
15:00
Samedi 22 août
21:00
Mardi 25 août
20:20
Du 22/07/2026 au 25/08/2026 à Tournefeuille – Prochaines séances

Tel le porte-avions baptisé de son nom, une superproduction française consacrée à Charles de Gaulle (1890-1970) s’avance vers nous, monumentale : deux films, cinq heures au total. L’Âge de fer, révèle un propos qui n’a cependant rien de pompeux. En résumé : pour de Gaulle, c’était pas gagné.

Nous voilà en 1940 et le colonel tout juste passé général, après son exploit face aux Allemands à Montcornet, s’envole pour Londres. Il quitte un pays qui a capitulé, part pour faire survivre la seule France qui existe à ses yeux : la France libre, dont il se nomme lui-même le représentant… dans une indifférence quasi complète. Si le Premier ministre britannique Winston Churchill lui accorde son soutien, il menace sans cesse de le lui retirer. Jusqu’au bout du premier film, qui s’achève avec l’entrée en guerre des États-Unis, de Gaulle doit lutter pour mener sa bataille et ne pas être cette scorie de l’Histoire à laquelle on veut le réduire.

L’éclairage est inattendu, peu flatteur, mais tout sauf dévalorisant : plus le général est mis en minorité, plus il se montre grand, solide face à l’adversité… Vision d’un de Gaulle autoproclamé qui ne doit rien à personne, déjà statufié par ses propres soins, parce qu’il lie son destin à celui de la victoire française, dont il s’interdit de douter. Il y a quelque chose de monolithique dans cette image pleine de droiture, comme dans l’interprétation de Simon Abkarian. Mais l’acteur emporte l’adhésion et le parti pris du film trouve son sens : la raideur de De Gaulle, au milieu d’une tourmente devenue prétexte à toutes les tergiversations (y compris collaborationnistes), c’est la clé de l’homme et de l’Histoire, nous dit Antonin Baudry.

Ce réalisateur est, lui, un drôle de zèbre (polytechnicien, diplomate, scénariste de BD, cinéaste…). Si la constance et la ténacité le fascinent, il se plaît ici à passer d’une tonalité à l’autre en aimant tout. Le stoïcisme de celui qui refuse la défaite comme la fébrilité d’un jeune Parisien animé par le même esprit de résistance, Fernand Bonnier de La Chapelle, héros méconnu incarné avec une belle vivacité par Florian Lesieur. Les joutes oratoires opposant de Gaulle et Churchill (Simon Russell Beale, absolument savoureux) dans le secret des coulisses de la Seconde Guerre mondiale, comme les scènes de combats militaires qui culminent avec la bataille de Bir Hakeim, spectaculaire et poignante.

L’idée que les pages marquantes de l’Histoire ne dépendent pas d’un seul homme mais d’un ensemble complexe de circonstances, de décisions et de conflits, plus ou moins favorables, se prolonge dans la seconde partie en prenant de l’ampleur. Tant militaire que politique.

Sans être une contre-histoire officielle, La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom est au moins un contre-récit — le récit officiel de ces années de guerre ayant été gravé par les pragmatiques Américains, selon le réalisateur. Qui leur oppose une forme ancienne d’idéalisme forcené, de passion romantique de la politique. Le vrai sujet, au fond, est moins de Gaulle lui-même que le roman collectif de la France républicaine, dont il est le dépositaire le plus emblématique. La fierté sans limite du général, sa force de persuasion, son sens de l’honneur et du symbole vont de pair, ici, avec la folie, le courage suicidaire, un certain attrait de la mort. Cette seconde partie s’avère d’un lyrisme vibrant. Une superproduction qui rend honneur à une certaine mystique de la politique, en associant action et haute valeur morale, qui s’en plaindra ? (Frédéric Strauss et Jacques Morice, Télérama)

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